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Sous-préfet et maire de Mbanga témoignent
(24/07/2008)
Cameroun: L'audience d'hier au tribunal de grande instance de Nkongsamba a révélé des contradictions dans les dépositions des témoins.
Par Patient Ebwele
Lapiro de Mbanga encore au tribunal au Cameroun
Lapiro de Mbanga encore au tribunal au Cameroun
9h15mn. Début de l'audience criminelle au tribunal de grande instance du Moungo à Nkongsamba. Les trois membres de la collégialité que préside le juge Ntyam Ntyam entrent dans la salle. Toutes les parties civiles au procès sont présentes.

La société des eaux minérales du Cameroun (Semc), la Société des plantations de Mbanga (Spm) et la Société anonyme des brasseries du Cameroun (Sabc) sont représentées par leurs conseils. Appelé à la barre, Lapiro de Mbanga arrivé au tribunal enchaîné quelques minutes plus tôt, s'assied dans le box des accusés. Il a le crâne rasé et est habillé d'une gandoura. Il est comme à son habitude serein et échange même des sourires avec des proches. La salle d'audience est pleine.

Après la lecture de l'acte d'accusation, le ministère public cite à comparaître 21 témoins. Pierre Mouléma le directeur des ressources humaines de la Spm en est le premier. Il est suivi du sous-préfet de Mbanga. Simon Ndoh Nkwenti se lance dans un florilège d'accusations. Il soutient que Lambo Sandjo Pierre Roger a tenu à son domicile le 25 février au soir, une réunion publique sans autorisation, au cours de laquelle il aurait échafaudé les plans pour piller et mettre à feu la ville de Mbanga. Au cours des émeutes qui ont suivi, le centre de distribution de la Sabc , la Semc , les plantations et le siège de la Société des plantations de Mbanga ont été pillés. Des faits qui confortent les accusations de l'autorité administrative.

Le sous-préfet soutient par la suite qu'il a retrouvé l'accusé à la Spm. Pourtant , dit-il, ce dernier était sensé intervenir au plus vite auprès des émeutiers qui étaient en train de piller le lycée. Simon Ndoh Nkwenti croit donc savoir que Lapiro est l'instigateur de ces émeutes. Il se fonde sur le fait que l'artiste accusé " était muni d'une caméra à l'aide de laquelle il filmait sereinement les scènes de pillages et de mises à feu du bâtiment abritant la direction de la Spm ". Et de continuer " C'est grâce à mon intervention que Lapiro a eu la vie sauve. Des jeunes du village Mouyouka armés de machettes et gourdins voulaient le lyncher ". Sur ces entrefaites, poursuit le sous-préfet, la camera que tenait l'accusé a été cassée par ces jeunes vandales.

Présenté comme un témoin oculaire par le ministère public, le maire de Mbanga dit avoir la preuve que l'accusé est le principal commanditaire des émeutes. Jacques Mbonjo déclare l'avoir vu à travers les persiennes de son bureau : " il suppliait les émeutiers de ne pas casser la mairie et ces derniers ont obtempéré ". Une confrontation entre le sous-préfet et le maire a amené ce dernier à se dédire. Jacques Mbonjo a déclaré à la cour qu'il était en compagnie du sous-préfet au domicile du directeur administratif et financier de la Spm lorsque Lapiro scandait à qui voulait l'entendre qu'il contrôlait la situation. Le sous-préfet a démenti.

Le chef de premier degré du canton Balong Magellan Moukété Ngoh a soutenu avoir entendu " des jeunes gens dire qu'ils ont reçu de Lapiro des machettes mais ces derniers se sont dérobés à l'approche de l'armée ". L'un des jeunes du village Mouyouka appelé à son tour, a contredit les propos du sous-préfet selon lesquels, les jeunes de ce village étaient armés de machettes et s'apprêtaient à lyncher Lapiro. Kingue Cyrille, 22 ans, dit avoir en compagnie de ses camarades séquestrés Lapiro de Mbanga en présence de toutes les autorités administratives et des forces de maintien de la paix. Emile Sonne Sonne a témoigné avoir fait un rapport sur les agissements de Lapiro au chef de Balong. Que ce dernier a réfuté, arguant qu'il ne se trouvait pas à son domicile à l'heure indiquée. Lorsque nous quittions la salle d'audience à 23h, l'audition des témoins se poursuivait.




Source: Le Jour Quotidien


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