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Mboua Massock parle de son enlèvement
(19/02/2008)
Mboua Massock, enlevé samedi 16 février à Bepanda, en compagnie de son fils Camille Massock et Ngo Eheg Aïcha, ont été abandonné dans la forêt de Mangoule
Par NNM

Il a été entendu sur procès verbal à la brigade de gendarmerie de Bonepoupa vers 21 heures le même jour. Le rebelle moral affirme qu’il n’a pas été torturé pendant son enlèvement. “ Mais entre Bonepoupa et là où ils sont allés nous jeter, ils se sont arrêtés deux fois. A chaque arrêt, le chef d’équipe qui était un commandant de grade répondait “ A vos ordres ” sans qu’on ne sache avec qui il causait ”, relate le concerné. Il a par ailleurs été déchaussé et délesté de son téléphone portable. “ Dans la forêt en pleine, le chef d’équipe m’a dit “ Mboua Massock comme tu as dis que tu veux marcher, alors tu vas marcher ”. “ Il nous ont abandonnés dans la forêt. Nous avons fait près de deux heures de marche pour atteindre Bonepoupa ”, raconte Mboua Massock ma Batalong. “ A Bonepoupa vers 22 heures, je suis allé me présenter à la brigade de gendarmerie où j’ai été entendu. L’adjoint au commandant de brigade a proposé de me trouver une voiture qui me ramènerait à Douala. J’ai décliné son offre. J’ai plutôt tenu un meeting là dans la nuit pour dire aux populations que je suis à Bonepoupa parce que j’ai été enlevé à Douala et abandonné en pleine forêt ”, explique-t-il.

Après son meeting à Bonepoupa, Mboua Massock ma Batalong et ses deux compagnons d’infortune mettent le cap sur Douala, à pieds. “ Quand j’ai vu quelques signes de fatigue chez eux, je leur ai trouvé des motos. Et moi j’ai continué seul à pieds ”, affirme Mboua Massock ma Batalong. “ Certains combattants sont venus m’attendre à P.K. 21. Nous avons marché sur plus de 3 kilomètres avant d’être interceptés par une patrouille de gendarmerie.

Nous avons eu de chaudes discussions parce qu’ils m’ont demandé de monter dans leur voiture et d’arrêter de marcher. Je me suis opposé en leur disant que c’est mon cadavre qui montera dans leur voiture et je me suis couché sous leur voiture la tête sous la roue. On y est resté pendant près de 2 heures. Et plus on y était, plus les gens venaient. Puis le sous-préfet de Douala 3ème est venu (Yanpen Ousmanou, Ndlr). Il m’a supplié de venir avec lui. Je lui ai dit d’écrire à Paul Biya que j’ai été chassé du Cameroun. Et que j’ai parcouru plus de 100 Km à pieds pour réintégrer le Cameroun. Qu’on lui dise que j’ai payé la rançon pour redevenir Camerounais ”, a poursuivi le rebelle moral. Il affirme avoir rejoint son domicile à bord du véhicule du sous-préfet, de Douala 3ème sous forte escorte de la gendarmerie. Dimanche dernier, quatre éléments de la gendarmerie patrouillaient aux alentours du domicile de Mboua Massock ma Batalong à P.K. 13 à Douala.



Source: Le Messager


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