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Lapiro de Mbanga jugé à partir de ce jour
(09/07/2008)
Cameroun: Reportage dans la ville qui a donné son nom à l'artiste.
Par Patient Ebwele
Le fief de Lapiro de Mbanga, orphelin de son artiste.
Le fief de Lapiro de Mbanga, orphelin de son artiste.
L'essentiel de l'animation se réduit à la gare routière et la gare ferroviaire. Les trains et les cars de transport déversent de temps en temps un flot de voyageurs qui vont et viennent de Douala ou de Kumba dans le Sud-Ouest. Les populations de Mbanga vivent du petit commerce et de l'agriculture. La culture du cacao et du café a été quelque peu délaissée depuis les années 80 au profit des cultures vivrières, qui s'écoulent plus rapidement. Papayes, ananas, mangues, pastèques… du coin alimentent les marchés de Douala. En ce moment, le commerce des arachides fait rage. Les jeunes sont, pour la plupart, mototaxis, ou travaillent dans les bananeraies de la Société des plantations de Mbanga (Spm).

Le quartier 12 sans son chef

Hier, mardi 08 juillet 2008, le sujet au centre des conversations était le début ce matin du procès de Lapiro de Mbanga, au tribunal de grande instance de Nkongsamba. " Libérez-le, s'il vous plaît, vous l'avez trop maltraité ", lance Herman Fonkoua, un automobiliste. " Quand Lapiro n'est pas à Mbanga, la ville est triste ", renchérit un conducteur de mototaxi. Et de poursuivre : " Il nous manque ". Certains, comme son cousin Etembe Ayi, pensent que " c'est son engagement politique qui est à l'origine de tous ses malheurs ". Beaucoup croient en son innocence.

La ville de Mbanga est le chef-lieu de l'arrondissement qui porte son nom. Elle compte une douzaine de quartiers, dont le prestigieux quartier 12 situé à l'entrée de la ville, en venant de l'Ouest. De nombreuses masures construites en planches servent d'habitations. On aperçoit de loin des pneus usagés ou de grosses pierres sur les toitures. " Pour empêcher qu'elles ne s'envolent ", confie un habitant. Facile de savoir qui est propriétaire d'un téléviseur : des antennes surplombent les toits, portées par de longs bambous. A l'entrée de l'une des maisons, des enfants regardent un film à travers la porte. Pour tuer le temps, des hommes boivent du vin de palme dans une buvette. Les femmes sont parties aux champs, pour certaines, d'autres au poste de péage, vendre quelques épis de maïs bouilli et des noix de kola aux voyageurs. Ainsi va le quartier 12, qui vit sans son chef.

La plus belle habitation est justement la sienne. Un drapeau tricolore flotte dans le ciel. La clôture est en parpaings et en briques de terre. Un yacht dans cet océan de misère. Son propriétaire s'appelle Lapiro de Mbanga. Pour les habitants du coin : Sa majesté ou Le Répé, entendez le père. A l'intérieur, se dresse une villa aux murs recouverts de carreaux blancs. Louisette Lambo, l'épouse de Lapiro de Mbanga, n'est pas là. Mais, " dans sa boutique au marché ", nous apprend Yannick, son fils, âgé de 18 ans, avec une voix qui cache mal à la fois la peur et le chagrin. En l'absence du chef de famille, l'aîné des cinq enfants du couple joue au patron. Le désespoir et la peur règnent dans cette famille depuis la mise en détention de Lapiro de Mbanga en mars dernier. " Nous avons très peur ; c'est comme si nous dormons dans une maison sans toit ", confie l'épouse de Lapiro. C'est grâce à la boutique qu'elle tient que cette femme subvient aux besoins de ses enfants et de son époux en détention.




Source: Le Jour Quotidien


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