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Jacky Lobé : Je parle d’amour
(06/03/2008)
Artiste musicien camerounais, c’est sous le signe de la lutte contre la piraterie qu’il fait la promotion de son 5e album.
Par Dippah Kayessé

Depuis quelques jours, l’on vous aperçoit dans la ville. Qu’est ce qui explique votre présence au Cameroun?
Il y a trois raisons qui peuvent justifier cette présence en ce moment. D’un, j’ai été convié au carnaval de Bonapriso où j’ai eu le privilège d’être l’invité d’honneur en ma qualité de digne fils de Bonapriso. Pour cela, il fallait jouer, faire du spectacle… De deux, je profite de cette invitation pour présenter au public camerounais mon dernier album, Sona Anti sorti en ce début d’année 2008. Ceci impose également, une campagne promotionnelle et ses différentes articulations. Faisant de la même pierre un autre coup, je dois faire avancer un projet humanitaire dans le village de Bonapriso, grand bénéficiaire. En gros, c’est mettre sur pied un centre de réinsertion et de socialisation des jeunes femmes de Bonapriso.

Pouvez-vous présenter au public cet album intitulé Sona Anti?Disons que c’est un album composé de dix titres inédits c'est-à-dire sans titres instrumentaux ou encore des reprises d’anciens succès. Non, c’est dix titres entièrement dansants sans mélodie de balade, sans poésie. Quant au rythme, je suis allé puiser essentiellement dans le vrai makossa des années 70 pour cet album qui arrive quatre ans après le dernier. Pour bien faire les choses, il faut prendre du temps, c’est aussi l’éducation que j’ai reçue de ma grand’mère. Après avoir également fait des albums avec des rythmes étrangers, je reviens sur le makossa. Ca devrait surprendre mon public dans la mesure où j’ai cette étiquette de zoukeur qui me colle particulièrement à la peau. Evidemment, de peur de décevoir totalement ce public j’ai mis dans l’album un zouk, Ndol’a mbalè chanté en duo avec une charmante camerounaise. Outre ces rythmes, cet album renferme beaucoup de thèmes dont l’intarissable qui l’amour.

Où en êtes-vous à ce jour avec la campagne promotionnelle?
La mise en place de l’album va se faire pendant un mois, durée retenue pour la promotion avant que le produit arrive sur le marché. Depuis quelque temps donc, je vais de radio en radio, de chaîne de télé en télé pour discuter avec les responsables à savoir les animateurs, les commerciaux… Après Douala, je me rendrai à Yaoundé également pour la même présentation. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir un nombreux impressionnant de média dans la seule de Douala. Entre deux rendez- vous, je tourne des clips dans la ville de Douala parce que cet album va s’accompagner d’un Dvd qui sera sur le marché d’ici les grandes vacances scolaires. Ce Dvd aura huit titres sur les dix que compte l’album et en bonus tous les anciens clips, ceci pour un total de quatorze clips.

La particularité de cette promotion, malgré tout l’album en question n’est toujours pas dans les points de vente?
Généralement, je partais de Paris où mes albums sont réalisés et pressés et j’arrivais au Cameroun toujours avec le produit fini dans la poche. Sauf que cette fois- ci la stratégie commerciale a légèrement changé. Au lieu de mettre le produit immédiatement sur le marché, j’ai décidé de le présenter dans un premier temps, le faire diffuser dans les médias. Une fois le pouls pris auprès du public, c’est donc en fonction de cette demande que nous mettrons le produit sur le marché. Ceci pour ne pas revivre l’expérience de mon quatrième album arrivé à mon insu sur le marché par des canaux parallèles. Il fallait donc changer de stratégie dans l’optique d’avoir une longueur d’avance sur la piraterie. La chose valait bien la peine et tout semble bien marcher.

Peut-on savoir ce que cette piraterie vous a déjà coûté en termes de pertes?
Malheureusement la piraterie existe et persiste, je ne sais qui arrivera à la freiner. Evaluer en terme quantitatif, je ne saurais non plus vous le dire avec exactitude dans la mesure où parfois je ne sais pas combien de Cd nous mettons sur le marché. C’est le cas de mon quatrième album qui malheureusement n’a pas été commercialisé au Cameroun et c’est une grosse perte pour mon public. Ca fait très longtemps que je n’ai jamais profité de mes ventes au Cameroun. Toujours est-il que nous sommes obligés de revenir au pays car il serait anormal que nous soyons connus ailleurs et pas chez nous. En bref nos pertes dues à la piraterie sont évaluées en termes de nombreux millions de nos francs. Une œuvre piratée, c’est tout un travail dans l’eau.


Source: Quotidien Mutations


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