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Cameroun : Voici donc la Can 2021
(17/01/2022)
50 ans, c’est le demi-siècle que le peuple camerounais amoureux du ballon rond aura attendu pour (re)vivre une coupe d’Afrique des nations. Le chemin fut long et tortueux.
Par Rédaction Bonaberi.com
Le début.

50 ans, c’est le demi-siècle que le peuple camerounais amoureux du ballon rond aura attendu pour (re)vivre une coupe d’Afrique des nations. Le chemin fut long et tortueux.

Lorsque que le Cameroun est désigné comme pays hôte de la prestigieuse compétition. Le peuple camerounais a exulté. En secret c’est une victoire politique (nombreux sont ceux qui pensent que le football est utilisé comme atout). Des lors le gouvernement camerounais va se lancer dans une course effrénée de la modernisation de ses infrastructures sportives.

Elles sont rares, et celles présentes sont vétustes. Le pouvoir en place dans le format ancien de la CAF pouvait organiser sa coupe d’Afrique des nations sans couac. Sauf que l’ancien président Ahmad Asad qu’on déclare dans la coulisse, fervent ennemi du Cameroun, parce que, garde en rancœur les années Hayatou où le Cameroun était puissant, va piéger le Cameroun.



Le nouveau format de la Can.

Lors d’un rassemblement de La Confédération Africaine de Football, l’exécutif vote à la majorité des votant pour un nouveau format de la compétition, qui selon eux sera plus rentable que l’ancien. Un passage de 16 à 24 pays.

Cette décision a effet immédiat et devra être appliquée à la Can 2019, celle du Cameroun, pays de Roger Milla. Pas très conscient du piège et de la difficulté, le nouveau format oblige le pays hôte a avoir plusieurs stades, plus de villes hôtes et de ce fait entraine une augmentation de diverses infrastructures nécessaires à la tenue d’un tel événement : hôtels, amélioration et construction des plateaux sanitaires de niveaux internationales, la création et la modernisation des voies d’accès. Problème ?

En dehors de Douala et Yaoundé, les autres chefs lieux des régions sont à la traine. Que nenni, le Cameroun peut et va le faire, lors d’une allocution du chef de l’état Paul BIYA il s’exprimera sur la Can en ses mots : « La Can aura lieu au lieu dit le jour dit » Il se trompera lourdement.

Le contexte sécuritaire.

Le Cameroun devient un Chantier géant, les hommes d’affaire flairent les opportunités et se lancent dans des travaux gigantesques : hôtel à Douala (Best Western, K hôtel, Kristal hotel), Yaoundé (Star land, Franco Hôtel qui agrandit sa capacité,) à L’Ouest avec le magnifique Tagidor.

Le gouvernement quant à lui se lance dans les travaux de stades : Le complexe multisport d’Olembe qui doit porter le nom du chef de l’état, le stade de Japoma à Douala, le stade de Limbe, et koueko à l’ouest. Sauf qu’entretemps le contexte sécuritaire n’est pas au beau fixe. La zone dite NOSO fait des ravages et boko haram crée des troubles dans le nord pays. L’opposition pense même qu’organiser une telle compétition qui est considéré comme une fête ne doit pas se tenir car les enfants d’un même pays sont entrain de s’entretuer.

Ayant balader notre micro un observateur dira ceci « C'est une Can qui se joue dans un pays où un enfant perd la vie en allant à l'école, ou des enfants sont massacrés par balles en zone de conflit , où plus de 500 000 personnes ont fui leur village pour aller se réfugier ailleurs et même au Nigeria. » Il ajoute « Par pudeur et par solidarité envers toutes ces victimes et les gens qui enterrent des proches tous les jours ou qui fuient des villages en flammes, je ne regarderai ni ne commenterai quoi que ce soit lié à cette Can. »

Coté finance Les plus avertis prédisent une impossibilité de tenir le rythme une guerre ; ça goute cher, et c’est vrai, si à Douala les choses vont bon train, à Yaoundé ce n’est pas le cas, La tension règne et les chantiers ont beaucoup de retard.

Les glissements de date

Le Cameroun est un pays chanceux rien à dire, peut on dire dans les bars et échoppes de bière.

Plus les jours avancent, plus les camerounais se rendent compte que la tenue d’une Can au Cameroun est impossible. Si le pays a brillé par l’organisation de la coupe d’Afrique Féminine, pour les hommes, on va droit à la catastrophe.

On dit le Chef de l’Etat rouge de colère, comment sauver la face ? Il pense au pompier Samuel Eto’o, il a des réseaux, ses lobby sont puissant, par un tour de passe passe, Le président de la CAF est invité au palais de l’unité en novembre 2018 et au sortir de cette entrevue on apprendra que le Cameroun a obtenu un glissement de date. « Comme vous le savez, notre pays s’était engagé à accueillie le grand rendez-vous du football africain en 2019. La CAF au regard de certaines données, a pensé qu’il fallait procéder à un glissement de date… »

Le nouveau rendez vous est fixé en 2021. Samuel Eto’o se frotte les mains, il vient de montrer aux yeux du monde qu’il sait négocier et va poser ses cartes au fur et à mesure. En 2019 C’est l’Egypte qui jouera les pompiers. Une seconde chance sera accordée au Cameroun avec la pandémie covid 19 qui secoue le monde, la CAF décide au lieu d’annuler cette édition, de la reporter en 2022, car même là le Cameroun n’était pas prêt

"Donnez leur du pain et des jeux avec leur argent, et ils ne se soucient pas de leurs droits et encore moins des opprimés". Show Must Go On.

Sil y’a un stade qui aura fait couler beaucoup d’encre c’est bien le stade qui est aujourd’hui érigé à Olembe. Les camerounais sont déçus de la gestion même de cette infrastructure. Si les Lions Indomptables seront pour la troisième fois dans cette enceinte, il fut le théâtre de multiples malversations.

En clair C'est une Can qui aurait dû avoir lieu en 2019 mais qui a été "glissée" parce que le pays n'était pas prêt, malgré des centaines et des centaines de milliards engloutis. Il se murmure qu’Epervier rode dans le ciel mais pour quel résultat ?

De plus ce qui se passe actuellement est digne d’une blague. Nous sommes entrain de voir les ministres partager des billets aux populations. Des directeurs de sociétés offrir des billets aux motos taximen, alors que leurs employés ont près de 6 mois d’arrières de salaires.

Déjà que les fonctionnaires ne sont pas souvent à leurs poste à 15h, le président de la république décide de réduire le temps de travail pour remplir les stades. Aucun merchandising autour de la Can, aucune disposition pour vendre la destination Cameroun.

Or c’est l’occasion rêvé de faire un petit retour sur investissement, mais non, c’est encore le pauvre camerounais qui se voit tous les jours taxé avec le slogan (dernier en date : 0.02% sur les opérations de transfert d’argent) « effort de guerre » Comme disait Valsero, ces gens vivent comme s’ils sont de passage au pays.

On peut être fière et se bomber le torse lorsque les Lions indomptables descendent dans l’arène mais, quelqu’un a dit : "Donnez leur du pain et des jeux avec leur argent, et ils ne se soucient pas de leurs droits et encore moins des opprimés". Show Must Go On.



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